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 La littérature, entre humilité et mépris ?

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Maléfique
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Maléfique

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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 2:01

Maléfique a écrit:
Lecture scolaire :
12-13 ans
* Pépé la Boulange - Yvon Mauffret
* L'amerloque - Susie Morgenstern
* Le château de ma mère - Marcel Pagnol

13-14 ans
* Des cornichons au chocolat - Philippe Labro
* Les montagnes blanches - John Christopher
* Mélodie pour Nora - Mark O'Sullivan

14-15 ans
* La mare au diable - George Sand
* Le pendu de Saint-Pholien - Georges Simenon
* Les fourberies de Scapin - Molière
* Le racisme expliqué à ma fille - Tahar Ben Jelloun

15-16 ans
* Le Baron perché - Italo Calvino
* Le dernier Guérillero - Didier Daeninckx
* La grande nuit - André-Marcel Adamek

16 à 18 ans
* Andromaque - Racine
* Antigone - Jean Anouilh
* Les caprices de Marianne - Alfred de Musset
* Huis clos - Jean-Paul Sartre
* Fin de partie - Samuel Beckett
* Germinal - Emile Zola
* Le Père Goriot - Honoré de Balzac
Chose promise chose due.

Les trois premiers livres m'ont été insupportables.
Certaines choses m'ont plu mais dans l'ensemble, je me suis fait ch**r.
La professeur que j'avais n'a absolument pas aidé à apprécier ces écrits.
Déjà, c'était mes premières lectures et la méthode d'analyse était bien trop carrée.

Les suivants ont été un plaisir car tous les héros avaient notre âge.
Les montagnes blanches était le premier livre d'une trilogie et j'ai demandé au professeur les deux autres livres.
Mélodie pour Nora est une livre qui traite de la guerre d'indépendance en Irlande auquel nous avons fait suivre le visionnage d'un film sur Michael Collins.
Le professeur était un de mes préférés de toute ma scolarité, il abordait son cours avec tellement d'emphase, c'était magique.
Petit détail qui a son importance, nous avons regardé le film Stargate à ce cours de français Razz

Les 4 suivants m'ont également bien plus grâce à nouveau à un très bon professeur.
La mare au diable reste tout de même en-dessous des autres.
Sachant que je suis un grand amateur du genre policier avec Agatha Christie, comment aurais-je pu ne pas apprécier Simenon ?
Molière a toujours été un grand maître de l'humour et mon attirance pour De Funès en est pour quelque chose.

Ensuite, le professeur de mes 15-16 ans était complètement à part.
Depuis, il a d'ailleurs ouvert une école où la hiérarchie professeur > élève est abolie.
C'est lui également qui a dit qu'il ne lisait jamais deux fois le même livre car il y en trop à lire.
Chaque jour, il commençait son cours par une analyse d'un aphorisme.
J'ai développé une création de style 'montaignien' sous son égide.
Les livres qu'on a lus étaient assez bien foutus et j'en retire du bon.
Je me demande si le quatrième n'était pas un Montesquieu mais pas Les Lettres persanes.
Il m'a également donné envie de lire Le discours de la méthode de René Descartes.
Maintenant que je l'ai lu, je ne ressens plus le besoin de lire mais je le fais quand même ^^

J'en arrive à la professeur qui m'a littéralement dégoûté de la littérature classique.
Ma mère l'a eue avant moi et elle n'a jamais fait preuve de pédagogie.
Je passerai sur les détails mais j'ai eu beaucoup à lire ces écrits.
J'ai tout de même apprécié Fin de partie et Huis Clos.
Nous avons également lu un livre 'antipub' : On achète bien les cerveaux : La publicité et les médias - Marie Bénilde.
Il m'a été très compliqué de m'en imprégner, d'autant plus que c'était mon premier livre de ce genre.

J'ai oublié d'ajouter dans mes lectures de la tranche 15-18 ans : La seconde surpris de l'amour - Marivaux.
Je n'en ai absolument rien retiré et de toute façon, dès que cela parle d'amour, j'ai beaucoup de mal.


Arthur a écrit:
[...] on en était venus à dire que c'était à cause des personnages eux-mêmes qui s'emmerdaient tellement que nous-mêmes nous emmerdions.
Je pense que le problème vient des professeurs pour moi comme l'explique Xinome.
Les livres que j'ai appréciés l'ont été avec des professeurs que j'ai appréciés.
Je grossis le trait mais c'est en grande partie le cas.
Ce que j'ai lu dans mon coin a toujours été apprécié sans avoir été conseillé.


Arthur a écrit:
Je sais que c'est toujours ce livre que je conseille en général, mais lis donc Les liaisons dangereuses. Surtout que Choderlos de Laclos est un militaire et nullement un "littéraire", suivant ta classification, donc tu devrais aimer ^^
Je ne sais plus si je l'ai lu mais j'ai vu un téléfilm sur ce livre.

Arthur a écrit:
Après, certains livre m'ont procuré de grandes sensations.
Comparativement aux films, ce n'est pas encore arrivé pour moi.
Par contre, je pense que cela vient d'un manque d'imagination.


Arthur a écrit:
Maléfique a écrit:
j'ajoute qu'il a une très mauvaise diction
Ah ouais ? C'est un peu son ton qui fait ça.
Son articulation, aussi.

Arthur a écrit:
Ce que je voulais dire, c'est qu'on perçoit plus facilement et plus rapidement ce qu'on n'aime pas dans une oeuvre, justement parce qu'on s'en détache, ou parce qu'elle nous fait réagir.
Je ne suis pas d'accord.
Je pense que cela est dû à la sensibilité propre de chacun.


Arthur a écrit:
Je ne parle pas des œuvres qui ne nous font rien, celles-ci sont plan plan à souhait.
Je ne connaissais pas cette expression, Blambi Razz

Arthur a écrit:
Maléfique a écrit:
Fin de partie - Samuel Beckett
J'adore Fin de partie. Et Beckett, ou l'absurde, en général.
Oui, j'adore l'absurde : Arnaud Tsamère en est un bon exemple.

Rantanplan a écrit:
Oui, mais un type de bande dessinée bien à part.
Je n'ai pas dit le contraire.
Ce que je voulais dire, c'est que quelqu'un qui lit des mangas lit des BDs.
Par contre, quelqu'un qui lit des BDs ne lit pas forcément des mangas.
C'est pareil pour les comics qui sont également un style de BDs à part.


Rantanplan a écrit:
J'ai bien compris ce que Voltaire voulait dénoncer à travers son œuvre, le contexte dans lequel il l'a écrit, pourquoi il a choisi la dénonciation à travers un conte, mais malgré tout cela, je me suis fait royalement chier de la première à la dernière page.
D'accord, il y a peut-être une explication externe au livre.

Rantanplan a écrit:
Je suis très calme, tu connais ma façon de parler un peu "abrupte".
Je suis modérateur, je préviens.
Puis, tu connais ma façon de ne pas forcément apprécier cette façon 'abrupte' de parler Razz


Rantanplan a écrit:
Si c'était méprisant, j'aurais dit "l'art", pas "l'Art".
Majuscule ou pas, j'avais trouvé cela un poil méprisant.
Je suis ravi d'apprendre que ce n'est pas le cas Very Happy


Rantanplan a écrit:
"Non, car vous aveZ une façon très scientifique d'aborder vos dissertations, elles sont très bien structurées pour la plupart, vous appliqueZ la méthode comme une formule mathématique. Le contenu est peut-être court, mais vous alleZ directement à l'essentiel, ce que vous dites en 2 pages, je retrouve la même chose cheZ des L mais ça leur prend 5 pages."
Oui, j'ai déjà entendu plusieurs fois cette réflexion.

P.S. : Je maintiens que je veux devenir le fils de Vinny love
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Xinome
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Xinome

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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 2:08

Maléfique a écrit:
Sachant que je suis un grand amateur du genre policier avec Agatha Christie, comment aurais-je pu ne pas apprécier Simenon ?
Molière a toujours été un grand maître de l'humour et mon attirance pour De Funès en est pour quelque chose.
Je pense que j'aurais bien aimé qu'on nous fasse lire du Simenon.
Molière m’avait bien plus parce qu'on nous avait fait lire le livre (par contre je ne me rappelle plus lequel) avant de nous amener le voir au théâtre. Quand on travaillait dessus c'était agréable de repenser aux acteurs sur scène.

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Vinny
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 10:09

Djoach a écrit:
Lire ça ne sert a rien. Les bons livres finissent en film. Autant attendre.

Je me demande si cest du lard ou du cochon Razz
Qu est ce que je suis déçue quand je vois un film adapté d un bouquin... A froid là, je dirai qu execpté Shinning et la ligne verte qui m ont plu.

Merci Arthur. Je crois que ce cadeau était un message je pense. Stop plus de place Wink

Malé : tu ne m appelleras plus mémé si j envisage l adoption Papy (ce smiley est sexiste !)
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Schrenki
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 10:36

Arthur a écrit:
Je sais que c'est toujours ce livre que je conseille en général, mais lis donc Les liaisons dangereuses. Surtout que Choderlos de Laclos est un militaire et nullement un "littéraire", suivant ta classification, donc tu devrais aimer ^^
C'est drôle que tu dises ça parce que je n'ai jamais réussi à le lire. J'ai pourtant adoré toutes les adaptation en films (Glen Close, Catherine Deneuve, et même SMG !!!), et ça m'avait donné l'envie de lire le livre. Qu'on s'entende bien, je préfère 100 000 fois les livres aux films (je pense que la question ne se pose même pas) mais dans ce cas précis, c'est l'inverse qui s'est passé.... bah je n'ai pas pu lire plus de 20 pages. Il m'a gonflé mais à un point. Le genre épistolaire ça doit pas être mon truc.

Sinon, si ça intérésse qqun, les livres classiques selon mon critère que j'ai du lire à l'école d'après mes souvenirs car j'ai pas du en lire beaucoup...

- Les Fourberies de Scapin de Molière (je ne l'ai pas fini: le prof a pompé l'interrogation de lecture dans le quizz de fin du livre et j'avais la même édition que lui... le quizz était corrigé Laughing )
- Carmen de Bizet (il m'a fallu aller voir l'opéra pour l'apprécier)
- Dom Juan de Molière (je ne sais même pas si je l'ai fini)
- Bel Ami de Maupassant (je crois le pire livre que j'ai jamais lu... il ne se passe rien. Il a du finir à la poubelle ou refiler à ma cousine)
- Le Rouge et le Noir de Balzac (pas fini, je n'ai lu que la première moitié... j'avais l'impression de lire un roman Arlequin... en plus long)
- Roméo et Juliette de Shakespeare (heureusement que je connaissais l'histoire parce que j'ai rien compris au livre)
- L'Odyssée d'Homère (que j'ai adoré mais c'est peut être parce que j'adore la mythologie et que c'était la version allégée pour les 6ème)
- Les Misérables de Victor (même en version allégée ça pas été possible)
- Candide de Voltaire (que je pensais aimer mais après avoir lu les commentaires d'Arthur, je me dis que j'ai du rien n'y comprendre du coup... mais c'est ce que j'ai eu au Bac... ah la la cet autodafé et son chiasme love )

Et après y'en a que je crois que j'ai lu:

- Tout un tas de Molière et je ne me souviens même plus si je les ai lu ou pas...
- Antigone d'Anouilh (je pense)
- Les trucs du Moulin...
- L'ingénu de Voltaire
- Des recueils de poème (Ronsard, Verlaine, Rimbaud toussa)
- Je me demande si j'ai pas du lire du Rimbaud, du Chateaubriand et du Rabelais à un moment de ma scolarité tete )

Bref je ne suis pas un grand fan, mais alors pas du tout. Je crois que le mot qui résume le mieux ce que j'en ai pensé, c'est ennuyeux

J'ai nettement préféré des livres plus contemporain (bon c'était au collège mais eux m'ont marqué)

- La Bibliothécaire de Gudule
- Virus LIV 3 ou la mort des livres - Christian Grenier
- À la poursuite d'Olympe d'Annie Jay

Je ne sais où classer Agatha mais j'ai du lire le Crime de l'Orient Express en 4ème et j'ai adoré...

Voilà, c'était www.mylifepassionnante.com


Dernière édition par Schrenki le Dim 24 Mar 2013 - 11:04, édité 1 fois
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Djoach
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 10:50

Arthur a écrit:
J'attends toujours l'adaptation de Proust (pour ne citer que lui). Elle ne viendra pas.
C'est pour ça que j'ai précisé les bons livres

Schrenki a écrit:
- Le Rouge et le Noir de Balzac
Je l'ai pas lu celui là Laughing C'est celui avec le Père Sorel ou bien celui avec Julien Goriot ?
Schrenki a écrit:
- Les trucs du Moulin...
Les lettres de mon moulin ....

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Opeth
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 10:58

Arthur va faire une attaque.
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Arthur
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 11:14

Schrenki a écrit:
et même SMG
Laughing
(J'ai vu les trois aussi. / Je trouve le genre épistolaire plein de charme, quand il est bien écrit.)

Schrenki a écrit:
Carmen de Bizet (il m'a fallu aller voir l'opéra pour l'apprécier)
C'est de Prosper Mérimée silent. C'est l'opéra qui est de Bizet (et seulement la musique).

Schrenki a écrit:
Le Rouge et le Noir de Balzac
Stendhal silent. Il est au programme d'agrég' l'an prochain.

Schrenki a écrit:
ah la la cet autodafé et son chiasme
"La mitre et le san-benito de Candide étaient peints de flammes renversées et de diables qui n'avaient ni queues ni griffes ; mais les diables de Pangloss portaient griffes et queues, et les flammes étaient droites."

Schrenki a écrit:
Antigone d'Anouilh (je pense)
Ou de Sophocle, peut-être ?

Djoach a écrit:
C'est pour ça que j'ai précisé les bons livres
Proust est le chef-d’œuvre littéraire du XXème siècle. Tu ne trouveras pas mieux.
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Chevart
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 11:16

Djoach a écrit:
Lire ça ne sert a rien. Les bons livres finissent en film. Autant attendre.
Sauf que les livres adaptés en film ça tue l'imaginaire selon moi.
Surtout que la plupart du temps avoir lu le livre te fait détester le film. (Soit par sa médiocrité, soit par sa non fidélité).
De manière générale je suis plutôt opposé à l'adaptation, sauf quand tu vois qu'il y a de la passion derrière et que le réalisateur a comprit le livre.
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Schrenki
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Schrenki

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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 11:21

Arthur a écrit:
Schrenki a écrit:
Carmen de Bizet (il m'a fallu aller voir l'opéra pour l'apprécier)
C'est de Prosper Mérimée silent. C'est l'opéra qui est de Bizet (et seulement la musique).

Schrenki a écrit:
Le Rouge et le Noir de Balzac
Stendhal silent. Il est au programme d'agrég' l'an prochain.

Tu vois donc à quel point ça m'a marqué Embarassed
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Arthur
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 11:23

Je dirais même plutôt qu'une adaptation réussie est une adaptation qui ne suit pas le film à la lettre, et qui en propose un éclairage nouveau, une lecture qui lui redonne une nouvelle vie. Il ne faut pas croire qu'on peut faire de la littérature au cinéma. Des réalisateurs comme les frères Taviani, qui selon moi sont des cinéastes littéraires, l'ont compris.
D'ailleurs, un livre qui paraît adaptable ne doit pas l'être. Entre le roman et le film, il y a deux visions. Un peu comme entre la pièce Othello de Shakespeare et l'opéra Othello de Verdi.
Il y a une phrase du réalisateur Schlöndorff, qui a adapté de nombreux chefs-d’œuvre littéraires au cinéma, que j'aime beaucoup : "Pour l'adaptation, il ne suffit pas de partir du texte, il faut retrouver l'élan de l'auteur, cette force qui l'a poussé à écrire".
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Amandier
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 11:24

Je vais essayer de me souvenir des livres que j'ai lu en classe mais avec ma mémoire défaillante, ça va être dur.

En 6ème:
Tistou les pousses vert
Les contes du chat perché
Le château de ma mère

J'ai adoré les deux premiers adaptés à mon age. J'ai moyen apprécié le dernier, difficile à suivre même si des passages étaient intéressant. J'avais adoré les films (gloire de mon père, chateau de ma mère) par contre. C'est à cette période là qu'on nous a fait lire le petit prince que j'ai beaucoup aimé.

Bizarre mais 5ème, 4ème, 3ème impossible de me souvenir ce que j'ai lu. Hum si, le bourgeois gentilhomme et un receuil de nouvelle d'Edgard Pau. Molière je n'ai jamais réussi à apprécier. Par contre j'ai adoré Edgard Pau.

En 2nd: Phèdre les deux versions: anouil et racine. Je crois que je n'avais pas vraiment aimé, je ne sais plus.
Poèmes de paul valerie (j'ai adoré ),
vol de nuit (j'ai pas accroché).
Mme Bovarie (j'ai détesté le personnage)

En 1ère: Candide (bof, mais grâce à lui j'ai eu 13 à l'oral bac XD)
les mouches de JPS (j'ai aimé)
des poèmes de victor hugo (j'ai aimé aussi)
des pièces de théâtres diverse (Molière entre autres).
J'ai lu du rousseau mais je ne sais plus quoi (je crois que c'était discours sur l'origine de l'inégalité entre les hommes et les confessions)
Je ne m'en souviens pas de tout, juste qu'il y avait une liste conseillée à lire et que je les ais tout acheté pour les lires.


En privé, j'ai lu notre dame de Paris et lettre d'un condamné que j'ai adoré. (Victor hugo est un de mes auteur anciens préférés)
Un livre qui s'appelle "la mère" qui m'a rendu mal à l'aise. ça se passe en chine, c'est une maman qui perd son mari et ses enfants au fur et à mesure. J'en ai pleurer. c'est un livre assez dur.

Bon après en plus récents:
du tolkien (bilbo, sda,Le Silmarillion),
tout les agatha christie, j'ai adoré!
Deux sherlock home (mais j'ai pas trop accroché)
LE K (j'ai adoré)

Je ne citerais pas les livres recents tellement j'en ai lu (et qui sont pas classé comme classique encore)


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Amandier
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 11:27

je crois que j'ai confondu Phèdre et Antigone...Enfin j'ai lu les deux donc bon...
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Mailis
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 11:31

Arthur a écrit:
Je dirais même plutôt qu'une adaptation réussie est une adaptation qui ne suit pas le film à la lettre, et qui en propose un éclairage nouveau, une lecture qui lui redonne une nouvelle vie. Il ne faut pas croire qu'on peut faire de la littérature au cinéma.

De toute façon une adaptation ne PEUT PAS respecter le livre à la lettre, il y a des contraintes au cinéma/à la TV qu'il n'y a pas en littérature (je vous épargne les détails). C'est évident que des détails seront mis de côté, mais la trame principale suivra celle du livre. En fait on devrait plutôt appelé ça une "inspiration"...
Enfin bref je comprends vos sentiments cela dit. Ayant lu Harry Potter et vu tous les films par exemple je suis d'accord pour dire qu'il y en a des plus réussis que d'autres et le réalisateur y ait bien pour quelque chose!!

Sinon bah je ne m'étendrais pas sur le sujet de la Littérature puisqu' actuellement ça s'arrête à mon magazine que j'achète tous les mois (et encore même là j'ai du retard...). Bien trop de boulot pour me replonger dans des bouquins, c'est dommage.
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Arthur
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Arthur

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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 11:33

Le "receuil de nouvelle d'Edgard Pau" m'a beaucoup plu aussi roi

Rendons-leur leurs lettres de noblesse :
* Anouilh
* Paul Valéry
* Madame Bovary.
* Sherlock Holmes

(Le K est de Dino Buzzati Smile.)

Amandier a écrit:
Je ne citerais pas les livres recents tellement j'en ai lu (et qui sont pas classé comme classique encore)
Même si je n'aime pas ce terme du tout, lesquels selon toi pourraient être des "classiques" plus tard ?
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 11:55

Même si tu me l'a pas demandé, la définition de classique pour moi est un livre qui survit à la mort de son auteur et traverse les ages.
Je ne sais pas si on assez de recul pour dire à présent quels sont les livres actuels qui deviendront des classiques.

Actuellement j'aime les bernard Werber (surtout les premiers), les marc Levy ( 7jours pour une éternité étant mon préféré), les Mary Higgins Clark. J'ai aimé les harry potter étant enfant.

Comme je l'ai dit en première page, je lis beaucoup pour m'évader et frissonner.

Tiens, j'ai oublié les lettres de mon moulin dans les classiques que j'ai beaucoup aimé et les fleurs du mal que j'ai adoré.
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Vinny
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 12:02

Si vous avez aimè Poe essayé W. Collins.

C est dommage de lire le chateau de ma mere avant la gloire de mon pere. Et j entends tjrs parler des 3. Et le 4eme ?
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Chevart
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Chevart

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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 12:03

En parlant de Harry Potter c'est quand même dommage qu'ils n'aient réalisé qu'au moment du dernier film qu'il fallait les couper en deux pour faire quelque chose de correct. ^^'
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Opeth
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 12:38

Non, ils n'ont réalisé qu'au moment du dernier film que couper en deux permettait de gagner deux fois plus.
/t
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Rantanplan
Ancien immature
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Rantanplan

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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 12:49

Arthur a écrit:
Rantanplan a écrit:
mais malgré tout cela, je me suis fait royalement chier de la première à la dernière page.
Il a un putain d'humour corrosif pourtant Voltaire, surtout dans Candide.

Je dis pas le contraire, mais j'ai pas apprécié. Je ne nie pas l'importance de l'œuvre etc, je dis juste qu'il ne m'a pas plu.

Arthur a écrit:
Rantanplan a écrit:
Philosophe et écrivain, oui, mais scientifique...?
Tu as répondu toi-même à ta question. Philosophe.

Pardon, je me suis mal exprimé. Par "scientifique", j'entendais par là "les sciences exactes".
Donc en se basant sur ce critère-là, Voltaire n'est pas un scientifique.

(Et oui, la distinction est importante, 1 + 1 = 2 pour les sciences exactes, ce n'est pas le cas pour les sciences humaines, donc my bad).

Citation :
Rantanplan a écrit:
Je tourne en rond sur un stade de 400m, concrètement je tourne en rond, mais pourtant j'avance.
Tu tournes en rond dans un livre, concrètement c'est le même objet, mais pourtant tu avances, entre le début et la fin. Ne cherche même pas ce genre de parallèle avec moi, tu n'y arriveras pas (je dis ça honnêtement). Je trouve juste ça dommage, c'est tout.

Si je fais 400m à cloche-pied, c'est pas pareil que de faire 400m à vélo. Dans le premier cas, même si j'avance, j'aurai l'impression de ne pas avancer.

Je tente ma chance, j'aime bien les défis ! Razz

Citation :
Je ne réponds pas à ta distinction encore arbitraire des S et des L / ES, c'est stérile Razz.

Ca vient d'un prof, pas de moi !
Bien sûr que c'est arbitraire, mais je généralise. J'y reviens plus bas.


Maléfique a écrit:

Rantanplan a écrit:
Oui, mais un type de bande dessinée bien à part.
Je n'ai pas dit le contraire.
Ce que je voulais dire, c'est que quelqu'un qui lit des mangas lit des BDs.
Par contre, quelqu'un qui lit des BDs ne lit pas forcément des mangas.
C'est pareil pour les comics qui sont également un style de BDs à part.

Ouip, c'est sûr, je n'aime pas les comics, par exemple ! Mais BDs comme mangas, pas de problème ! Razz

(En mangas, je conseille d'ailleurs "Détenu 042", qui traite de la peine de mort, c'est hyper intéressant).

Citation :
Rantanplan a écrit:
J'ai bien compris ce que Voltaire voulait dénoncer à travers son œuvre, le contexte dans lequel il l'a écrit, pourquoi il a choisi la dénonciation à travers un conte, mais malgré tout cela, je me suis fait royalement chier de la première à la dernière page.
D'accord, il y a peut-être une explication externe au livre.

Pour ce genre d'œuvres, passer à côté du contexte dans lequel le livre a été écrit, c'est passer à côté de que l'auteur veut dire, je pense.

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
Je suis très calme, tu connais ma façon de parler un peu "abrupte".
Je suis modérateur, je préviens.
Puis, tu connais ma façon de ne pas forcément apprécier cette façon 'abrupte' de parler Razz

Tu as bien raison de prévenir, même si je ne chercherai pas à m'engueuler en public. Si j'ai un souci, j'en parlerai en MP Wink.
Et tant pis si tu n'apprécies pas, je suis ce que je suis, tant que tu ne me détestes pas, ça me va !

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
Si c'était méprisant, j'aurais dit "l'art", pas "l'Art".
Majuscule ou pas, j'avais trouvé cela un poil méprisant.
Je suis ravi d'apprendre que ce n'est pas le cas Very Happy

Quand même ! Je veux bien ne pas avoir autant de connaissances que la majorité des gens qui postent ici, je ne suis pas ignare au point de dire que ce n'est pas de l'Art Wink

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
"Non, car vous aveZ une façon très scientifique d'aborder vos dissertations, elles sont très bien structurées pour la plupart, vous appliqueZ la méthode comme une formule mathématique. Le contenu est peut-être court, mais vous alleZ directement à l'essentiel, ce que vous dites en 2 pages, je retrouve la même chose cheZ des L mais ça leur prend 5 pages."
[color=#ff0000][i]Oui, j'ai déjà entendu plusieurs fois cette réflexion.

Oui, parce qu'elle est généralement vraie.

Petite parenthèse HS :

Si le bac S, en France, est autant valorisé, ce n'est pas parce que l'individu sait dériver une fonction ou calculer avec des nombres complexes. Ca, à moins que l'individu ne bosse dans les sciences, concrètement, on s'en fout.
L'intérêt de la filière S par rapport aux autres filières, c'est que l'individu va acquérir une méthode, une rigueur d'esprit, une façon de fonctionner qu'il pourra ensuite appliquer au monde de l'entreprise. Ainsi, un patron sait que son employé sera à même de suivre une démarche, d'aborder un problème avec une certaine méthode, une certaine rigueur, que les individus sortant d'autres filières n'ont pas, ou du moins ont de façon moins prononcée.

Un exemple : les informaticiens français sont valorisés à l'étranger pour leur sens de l'organisation et leur clarté.
Beaucoup de multinationales font appel aux informaticiens français pour créer leur site internet, car ils savent qu'ils obtiendront un site web clair et "facile d'accès", si je puis dire.

Après, si on rentre dans les détails, bien sûr qu'il y a des S qui n'ont pas cette méthode, et des L et des ES qui l'ont, mais je généralise.

Grand Gourou Schrenki a écrit:

- L'Odyssée d'Homère (que j'ai adoré mais c'est peut être parce que j'adore la mythologie et que c'était la version allégée pour les 6ème)

Encore j'adorais les légendes etc, mais le lire, ça m'a gonflé.
J'ai cent fois préféré quand ma prof de latin nous en parlait que de le lire en cours de français.
Pour moi, ça se raconte, ça ne se lit pas, l'Odyssée. (ça tombe bien, à la base, c'était une histoire orale :p )


Grand Gourou Schrenki a écrit:
Voilà, c'était www.mylifepassionnante.com

Ton lien mène nulle part ! =( XD

Amandier a écrit:

En 6ème:
Tistou les pousses vert

Je l'ai lu en CM2, il est énorme XD


Citation :
Bizarre mais 5ème, 4ème, 3ème impossible de me souvenir ce que j'ai lu. Hum si, le bourgeois gentilhomme et un receuil de nouvelle d'Edgard Pau. Molière je n'ai jamais réussi à apprécier. Par contre j'ai adoré Edgard Pau.

J'avais lu une nouvelle de Poe, j'avais adoré le lire, mais la prof nous a tellement bassinés avec, par la suite, que ça m'a gavé.

Je me souviens plus le titre, mais c'était sur une personnification de La Mort, et ça nous parlait d'allégorie tout ça tout ça.

Pas que la prof était mauvaise, loin de là, mais on est vraiment resté trooooooooooop longtemps sur cette nouvelle. Pffffiouh.




Chevart a écrit:
En parlant de Harry Potter c'est quand même dommage qu'ils n'aient réalisé qu'au moment du dernier film qu'il fallait les couper en deux pour faire quelque chose de correct. ^^'


Ils l'avaient compris dès le 4 (Harry Potter et la Coupe de Feu), mais les fans ont protesté en masse pour garder le rythme 1 livre = 1 film.
Après, ce sont les mêmes connards qui râlaient parce que beaucoup de passages étaient coupés dans les films...
Pas de cerveau powaaaaaa.



Bref, sinon, à vous voir parler des profs :

J'ai toujours eu la chance d'avoir de très bons profs de français, tous très différents les uns des autres, mais tous passionnés par ce qu'ils faisaient et qui essayaient tant bien que mal de nous transmettre leur passion. J'en ai eu de tous les âges, de tous les sexes (wow y en a tellement faut dire).

Mais deux anecdotes sur ma prof de seconde :

Excellente prof de seconde, mais elle aurait été terriblement mauvaise en première. Elle avait cette particularité de toujours dévier quand on lui posait des questions, ce qui fait qu'on aurait accumulé un retard fou pour le bac. Donc très content de l'avoir eu en Seconde.

Une après-midi, deux heure de français. Dès les 5 premières minutes, je lui pose une question. Elle me répond, je lui en repose une autre, elle me répond, je donne mon avis, etc etc.
Au final, on a passé deux heures à discuter, juste elle et moi. Au fur et à mesure que le bruit montait dans la classe, elle s'approchait de plus en plus de ma table, à tel point qu'au final, elle était collée à ma table pour discuter XD. Ca a duré les deux heures, c'était super intéressant !
Inutile de vous dire le nombre de tapes dans le dos accompagné d'un "merci, on a rien fait grâce à toi, merci, merci !" que j'ai reçu à la fin du cours XD.


Autre anecdote :
Pour elle, le théâtre, c'était à voir, pas à lire.
Donc quand on a lu Phèdre de A à Z de Racine (pwah c'était long), elle a ensuite pris les passages-clefs de l'œuvre, et chacun devait passer devant la classe (en groupe ou seul, selon le contexte) et jouer la scène en question.
Super intéressant car elle est passée d'une lecture longue et ennuyeuse pour la plupart à un jeu pour rendre vivant le tout.
A la fin, elle avait amené la télé dans la salle de classe pour nous passer la pièce complète jouer par des professionnels. Super intéressant, de passer du support papier au visuel.
Et en fin d'année, carrément, elle nous a amenés au théâtre. "Vous deveZ voir une pièce, en chair et en os, avoir ce contact avec les acteurs sur scène, c'est particulier comme ambiance".
Bah c'était absolument génial, je me souviens plus du nom exact de la pièce, je crois que c'était "Le Venin du Théâtre", inspiré du Marquis de Sade. C'était vraiment super.
A la fin de la pièce, les acteurs étaient restés pendant une heure sur scène, et on pouvait leur poser des questions, discuter avec eux... C'était vraiment intéressant !

(Ah, et grande passionnée de films, comme beaucoup de prof, le dernier bloc de 2h de cours avant Noël, elle nous a passé un film, on avait vu Bienvenue à Gattaca. (On était dans l'utopie à ce moment-là, avec Le Meilleur des Mondes, de Huxley). En fin d'année, dans le même thème, elle nous a passé "Le Soleil Vert".)


Bref, une prof absolument géniale, ouverte, moderne et qui savait rendre ses cours vivants.
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 18:18

Xinome a écrit:
Molière m’avait bien plus parce qu'on nous avait fait lire le livre (par contre je ne me rappelle plus lequel) avant de nous amener le voir au théâtre. Quand on travaillait dessus c'était agréable de repenser aux acteurs sur scène.
Les Fourberies de Scapin, je les ai vues en DVD après l'avoir lu.
J'ai été voir plusieurs pièces au théâtre avec l'école.
J'ai d'ailleurs joué la pièce
Cet Enfant de Joël Pommerat à 18 ans.


Vinny a écrit:
Malé : tu ne m appelleras plus mémé si j envisage l adoption Papy (ce smiley est sexiste !)
Non, bien sûr mais ma première maman spirituelle ne sera pas contente Embarassed
J'ai cherché en vain un smiley représentant une mamy.


Schrenki a écrit:
Le genre épistolaire ça doit pas être mon truc.
Je me suis fait la même réflexion.

Schrenki a écrit:
- Les Fourberies de Scapin de Molière (je ne l'ai pas fini: le prof a pompé l'interrogation de lecture dans le quizz de fin du livre et j'avais la même édition que lui... le quizz était corrigé Laughing )
Dommage pour ce qu'a fait le professeur Sad

Schrenki a écrit:
- Le Rouge et le Noir de Balzac (pas fini, je n'ai lu que la première moitié... j'avais l'impression de lire un roman Arlequin... en plus long)
Je comprends que tu ne l'aies pas fini vu l'auteur que tu lui attribues Laughing

Schrenki a écrit:
Je ne sais où classer Agatha mais j'ai du lire le Crime de l'Orient Express en 4ème et j'ai adoré...
Ah oui, voilà encore un que j'ai lu à l'école !
Mon préféré de Christie, assurément Smile
Pourtant, j'en ai lu un paquet.


Amandier a écrit:
C'est à cette période là qu'on nous a fait lire le petit prince que j'ai beaucoup aimé.
Je l'ai lu en privé et je n'ai pas particulièrement apprécié.

Amandier a écrit:
Molière je n'ai jamais réussi à apprécier.
As-tu lu autre chose que Le Bourgeois gentilhomme ?

Vinny a écrit:
C est dommage de lire le chateau de ma mere avant la gloire de mon pere. Et j entends tjrs parler des 3. Et le 4eme ?
Je n'ai pas vraiment eu le choix.
Je ne savais pas qu'il y avait 4 livres dans cette série, même 3 Razz


Chevart a écrit:
En parlant de Harry Potter c'est quand même dommage qu'ils n'aient réalisé qu'au moment du dernier film qu'il fallait les couper en deux pour faire quelque chose de correct. ^^'
Je ne crois pas que s'il l'avait fait avant, cela aurait changé quelque chose.

Rantanplan a écrit:
Ouip, c'est sûr, je n'aime pas les comics, par exemple !
Pourquoi ?

Rantanplan a écrit:
Pour ce genre d'œuvres, passer à côté du contexte dans lequel le livre a été écrit, c'est passer à côté de que l'auteur veut dire, je pense.
Je parlais également du contexte dans lequel tu l'as lu.

Rantanplan a écrit:
Quand même ! Je veux bien ne pas avoir autant de connaissances que la majorité des gens qui postent ici, je ne suis pas ignare au point de dire que ce n'est pas de l'Art Wink
Tu as autant de connaissance que n'importe qui, crois-moi.
Je suis rassuré de te l'entendre dire parce que ta phrase était tendancieuse.


Rantanplan a écrit:
Oui, parce qu'elle est généralement vraie.
Oui mais en Belgique, la différence S et L est moins présente dans les mœurs.
C'est sûrement le système qui veut cela.
Mon professeur de latin de 14 à 16 ans appréciait mon esprit pragmatique et rationnel.


Rantanplan a écrit:
Pour moi, ça se raconte, ça ne se lit pas, l'Odyssée. (ça tombe bien, à la base, c'était une histoire orale :p )
Je partage cet avis.
Ma professeur de latin à 12-13 ans avait une manière de raconter les mythes et légendes qui restera toujours graver dans ma mémoire.
J'avais réellement l'impression de vivre ce qu'elle contait love


Rantanplan a écrit:
A la fin de la pièce, les acteurs étaient restés pendant une heure sur scène, et on pouvait leur poser des questions, discuter avec eux... C'était vraiment intéressant !
Oui, j'ai pu faire plusieurs fois cela.
D'ailleurs, nous avons carrément discuter avec l'auteur de la pièce que nous avons jouée.
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 18:53

Maléfique a écrit:

Vinny a écrit:
Malé : tu ne m appelleras plus mémé si j envisage l adoption Papy (ce smiley est sexiste !)
Non, bien sûr mais ma première maman spirituelle ne sera pas contente Embarassed .
Ouhla, ne blessons personne alors Razz

Maléfique a écrit:
Vinny a écrit:
C est dommage de lire le chateau de ma mere avant la gloire de mon pere. Et j entends tjrs parler des 3. Et le 4eme ?
Je n'ai pas vraiment eu le choix.
Je ne savais pas qu'il y avait 4 livres dans cette série, même 3 Razz
Le chateau de ma mère est le deuxième tome de "Souvenirs d'Enfance", romans autobiographiques de Marcel Pagnol.
Le premier est donc la gloire de mon père, le troisième le temps des secrets et enfin le moins connu de tous, le temps des amours.

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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 19:03

Tistou les pouces verts: CM1 je crois bien, super
Le K: en 5ème ou 4ème, j'ai adoré
Candide, en 1ère, idem, j'ai beaucoup aimé

Personnellement, si j'ai beaucoup lu dans ma jeunesse Laughing j'y consacre moins de temps ces dernières années, et jamais des grands classiques (je devrais c'est certain, ça viendra)

Sinon j'ai aussi fait du théâtre au lycée (même en option du bac) et une année, l'auteur de la pièce qu'on jouait était venu pendant les répétitions ainsi qu'à une représentation. C'était une très bonne expérience.
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 19:07

Citation :
As-tu lu autre chose que Le Bourgeois gentilhomme ?

Oh oui, j'avais un prof tellement passionné qu'ils nous a fait lire casi toute ses pièces, les décortiquer et nous en as fait jouer 2-3 (les femmes savante, le malade imaginaire et le bourgeois gentils homme).
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 21:05

Vinny a écrit:
J'ai été un peu forcée de passer à (ne tapez pas svp, j'ai vraiment plus de place et c'est le cadeau de noel de mon zom) à une liseuse.
Ah non, je ne vais pas te taper dessus, je comprends très bien. Les livres représentent un volume et un budget conséquents, vu l'invasion de mon salon, je sais de quoi je parle ! Razz
Je résiste encore à la liseuse parce que je suis très attachée à l'objet, au toucher, à l'odeur des pages (ça c'est pour les bouquins que je chope d'occasion). Mais si je ne change pas d'appart' très rapidement, je ne vais peut-être pas avoir le choix ^^

Djoach a écrit:
Lire ça ne sert a rien. Les bons livres finissent en film. Autant attendre.
DAT TROLL ! :p
T'as lu les livres que je t'ai prêtés, au moins ? (Non, Temps ne risque pas d'être adapté un jour, et pourtant il est bon ^^)

Arthur a écrit:
Stendhal silent. Il est au programme d'agrég' l'an prochain.
Tu vas t'éclater, Sweetheart ^^

Je vais essayer de vous faire la liste des bouquins que j'ai lus au collège/lycée, mais j'en ai oublié...
6eme :
¤ Le silex noir - Louis Mirman
¤ Le médecin malgré lui - Molière
¤ La gloire de mon père - Marcel Pagnol

5ème :
¤ Le malade imaginaire - Molière
¤ Le château de ma mère - Marcel Pagnol
¤ Zinotchka - Tchekhov
¤ Marius - Marcel Pagnol

4ème :
¤ La Vénus d'Ille - Mérimée
¤ Au Bonheur des dames - Zola
¤ Eugénie Grandet - Balzac
¤ Le Journal d'Anne Frank
¤ Le Cid - Corneille
¤ Candide - Voltaire
¤ Les Femmes savantes - Molière

3ème :
¤ Ondine - Giraudoux
¤ Le Baron perché - Italo Calvino
¤ Le Grand Meaulnes - Alain-Fournier
¤ Martiens, go home! - Fredric Brown

2de :
¤ Un cœur simple - Flaubert
¤ Thérèse Desqueyroux - Mauriac
¤ Les Caprices de Marianne - Musset
¤ L'Assommoir - Zola
¤ Dom Juan - Molière

1re :
¤ Le Jeu de l'amour et du hasard - Marivaux
¤ Le Barbier de Séville - Beaumarchais
¤ Alcools - Apollinaire
¤ Candide - Voltaire (eh oui...)
¤ Pierre et Jean - Maupassant

Tle :
¤ Lettre à Ménécée sur le bonheur - Epicure
(en philo)

F***ing Maupassant que mon examinateur de bac français adorait et que je détestais... Je savais mon Marivaux sur le bout des doigts. Dommage ^^

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Rantanplan
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyDim 24 Mar 2013 - 23:53

Maléfique a écrit:


Rantanplan a écrit:
Ouip, c'est sûr, je n'aime pas les comics, par exemple !
Pourquoi ?

Je n'accroche pas au style de dessin, et je trouve que ça part trop dans tous les sens.

Y a tellement de variantes, d'histoires dérivées etc, ce n'est pas un comme un manga, où un seul auteur suit l'aventure de ses héros de A à Z.
Quand tu prends Batman par exemple, selon les auteurs, il a un caractère différent, il lui arrive des choses différentes...
De même pour les X-Men.

Donc je me renseigne de mon côté sur les héros, et avec les films (qui sont généralement très bien faits).

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
Quand même ! Je veux bien ne pas avoir autant de connaissances que la majorité des gens qui postent ici, je ne suis pas ignare au point de dire que ce n'est pas de l'Art Wink
Tu as autant de connaissance que n'importe qui, crois-moi.
Je suis rassuré de te l'entendre dire parce que ta phrase était tendancieuse.

Je parle dans le domaine littéraire, j'ai beaucoup moins de connaissances que la majorité des gens ici, c'est indéniable.
Ah désolé, mais c'était très clair pour moi x)

J'écrivais, plus jeune... J'avais commencé un bouquin (150 pages environ) et j'ai arrêté, faute de temps et d'envie... Peut-être qu'un jour, qui sait...
Le père d'une amie, journaliste, avait lu mes deux premiers chapitres, puis m'a demandé de lui raconter mon scénario, ce que j'avais en tête etc, et m'avait encouragé à continuer. Il m'avait dit "t'as créé le genre de monde qui plait en y ajoutant ta touche personnelle, c'est bien écrit, dès que tu l'as fini tu m'appelles, et je te présente à des maisons d'édition."

Mais au final, j'ai pas poursuivi °°

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
Oui, parce qu'elle est généralement vraie.
Oui mais en Belgique, la différence S et L est moins présente dans les mœurs.
C'est sûrement le système qui veut cela.
Mon professeur de latin de 14 à 16 ans appréciait mon esprit pragmatique et rationnel.

Nous c'est vraiment bien distinct, ça a été dur à avaler pour mon père, de voir ma sœur quitter la S pour aller en ES, alors que mon frère et moi avions fait S...

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
Pour moi, ça se raconte, ça ne se lit pas, l'Odyssée. (ça tombe bien, à la base, c'était une histoire orale :p )
Je partage cet avis.
Ma professeur de latin à 12-13 ans avait une manière de raconter les mythes et légendes qui restera toujours graver dans ma mémoire.
J'avais réellement l'impression de vivre ce qu'elle contait love

Les cours de latin où pendant une heure, la prof était assise sur son bureau, les bouchons étaient sur les stylos, et elle me parlait, me raconter les mythes et légendes, je buvais littéralement ses paroles ! C'était vraiment super, ces cours !

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
A la fin de la pièce, les acteurs étaient restés pendant une heure sur scène, et on pouvait leur poser des questions, discuter avec eux... C'était vraiment intéressant !
Oui, j'ai pu faire plusieurs fois cela.
D'ailleurs, nous avons carrément discuter avec l'auteur de la pièce que nous avons jouée.


Ah ça doit être excellent, ça ! :p
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyLun 25 Mar 2013 - 12:55

Rantanplan a écrit:
Je dis pas le contraire, mais j'ai pas apprécié. Je ne nie pas l'importance de l'œuvre etc, je dis juste qu'il ne m'a pas plu.
Qu'est-ce qui ne t'a pas plu ?

Rantanplan a écrit:
1 + 1 = 2 pour les sciences exactes
Je suis certain que Voltaire croyait en 1 + 1 = 2. Again : philosophe.

Rantanplan a écrit:
Si je fais 400m à cloche-pied, c'est pas pareil que de faire 400m à vélo. Dans le premier cas, même si j'avance, j'aurai l'impression de ne pas avancer.
Si je fais 400m sur une fesse, c'est pas pareil que de faire 400m sur une main. Si je fais 400m sur une main, c'est pas pareil que de faire 400m en roulant sur soi. Si je fais 400m en roulant sur moi, c'est pas pareil que de faire 400m à cloche-pied. Si je fais 400m à cloche-pied, c'est pas pareil que de faire 400m en trottinette. Si je fais 400m en trottinette, c'est pas pareil que de faire 400m en roller. Si je fais 400m en roller, c'est pas pareil que de faire 400m à vélo. Si je fais 400m à vélo, c'est pas pareil que de faire 400m en moto. Si je fais 400m en moto, c'est pas pareil que de faire 400m en voiture. Etc...
Conclusion : tu tireras plus de choses bénéfiques d'avoir fait 400m sur une main que 400m en voiture.
Absurdité de ton propos ? Démontrée. Ne cherche pas, je te dis Razz.

Rantanplan a écrit:
Ca vient d'un prof, pas de moi !
Ah, donc quand ça t'arrange il faut citer les profs ? ^^

Sinon, tu ne prends pas l'effet inverse : les """scientifiques""" qui ne savent pas écrire.

Je suis content de voir que Maléfique rappelle qu'en effet, en Belgique, cette distinction est moins marquée.

Le Temps des Amours est en effet moins connu, Vinny.
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyLun 25 Mar 2013 - 13:57

Mozana a écrit:
Sinon j'ai aussi fait du théâtre au lycée (même en option du bac) et une année, l'auteur de la pièce qu'on jouait était venu pendant les répétitions ainsi qu'à une représentation. C'était une très bonne expérience.
Une option scolaire ?
Je suis jaloux Sad
En tout cas, j'approuve l'expérience enrichissante.


Amandier a écrit:
Oh oui, j'avais un prof tellement passionné qu'ils nous a fait lire casi toute ses pièces, les décortiquer et nous en as fait jouer 2-3 (les femmes savante, le malade imaginaire et le bourgeois gentils homme).
Ah d'accord.
En tout cas, cela m'aurait plu d'être à ta place Very Happy


Moghedien a écrit:
¤ Le Cid - Corneille
Un livre que j'ai plusieurs fois eu l'envie de lire.
Ton avis ?
Sur d'autres de tes lectures scolaire également si le cœur t'en dit.


Rantanplan a écrit:
Je n'accroche pas au style de dessin, et je trouve que ça part trop dans tous les sens.
D'accord, c'est compréhensible.

Rantanplan a écrit:
Je parle dans le domaine littéraire, j'ai beaucoup moins de connaissances que la majorité des gens ici, c'est indéniable.
A part Arthur, je ne vois pas Razz

Rantanplan a écrit:
J'écrivais, plus jeune...
Pareil.
J'avais même écrit une nouvelle d'anticipation à la 1984.


Rantanplan a écrit:
Ah ça doit être excellent, ça ! :p
Je confirme !

Arthur a écrit:
Conclusion : tu tireras plus de choses bénéfiques d'avoir fait 400m sur une main que 400m en voiture.
J'ai suivi le raisonnement mais je n'arrive pas à cette conclusion.
Pour moi, tu peux tirer autant de choses bénéfiques dans un 400m sur une main et dans un 400m en voiture, c'est juste à différentes échelles.
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyLun 25 Mar 2013 - 14:09

Maléfique a écrit:
Moghedien a écrit:
¤ Le Cid - Corneille
Un livre que j'ai plusieurs fois eu l'envie de lire.
Ton avis ?
Sur d'autres de tes lectures scolaire également si le cœur t'en dit.
C'était relativement incontournable dans mon collège, tous les profs le faisaient lire en 4e. J'ai apprécié, notamment parce que notre prof s'en est servi pour nous expliquer ce qu'est une tragi-comédie, et parce qu'à cet âge-là - à peine 13 ans - une tragédie pure et dure m'aurait gonflée. (D'ailleurs, j'ai oublié Phèdre dans ma liste, j'y ai été beaucoup moins réceptive alors que je l'ai lue plus tard). Après, j'aurais peut-être mieux compris et aimé si on avait injecté dans les cours une petite touche d'histoire et de culture espagnoles. ^^

Je pourrais vous dire ce que j'ai pensé de toutes ces lectures, mais là je n'ai pas du tout le temps ^^
Disons que les lectures qui m'ont marquée positivement sont L'Assommoir et La Peste, alors que celles qui m'ont déplu le plus sont Eugénie Grandet, Thérèse Desqueyroux, Le Grand Meaulnes et le Baron perché.

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
J'écrivais, plus jeune...
Pareil.
J'avais même écrit une nouvelle d'anticipation à la 1984.
J'écris depuis que j'ai 14 ans ; j'ai passé plusieurs années à chercher mon style ^^ J'ai quelques poèmes au compteur, mais surtout un roman, un second à retravailler et un troisième à finir. (Plus quelques nouvelles qui se sont perdues lors d'un décès de disque dur.)
Malheureusement, j'ai perdu le temps, la motivation et la foi : je suis un écrivain raté ^^
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyLun 25 Mar 2013 - 14:38

Arthur a écrit:
Rantanplan a écrit:
Je dis pas le contraire, mais j'ai pas apprécié. Je ne nie pas l'importance de l'œuvre etc, je dis juste qu'il ne m'a pas plu.
Qu'est-ce qui ne t'a pas plu ?


Plusieurs trucs, j'ai du mal à foutre des mots dessus, mais principalement, c'est le personnage de Candide en lui-même.

J'ai pas réussi à m'attacher à lui, trop crédule... (Je sais, c'est le but XD). De mémoire, il est passif, il gambade et subit les événements (mais ça j'en suis pas sûr, je ne me souviens plus trop), c'est vraiment pas du tout, mais alors pas du tout le genre de personnages auquel je m'attache.

Donc en gros, c'est la direction prise par Voltaire qui m'a déplu. Non pas que c'est mal écrit ou je ne sais quoi d'autre, mais le contenu de l'œuvre m'a déplu.
Donc même si j'ai compris les messages que Voltaire voulait transmettre, j'ai pas accroché à l'histoire...

Bref je sais pas si je suis clair, j'ai l'impression de pas avoir apprécié pour des raisons à la con XD Mais bon... Ca fait longtemps que je ne l'ai pas lu.

Rantanplan a écrit:
1 + 1 = 2 pour les sciences exactes
Je suis certain que Voltaire croyait en 1 + 1 = 2. Again : philosophe.[/quote]

Comme n'importe quel philosophe, vu que 1 + 1 = 2, ce sont des maths, et que les maths font partie des sciences exactes.
Ce qui n'est pas le cas de la philosophie.

Donc Voltaire n'est pas scientifique au sens des sciences exactes.

Arthur a écrit:
Rantanplan a écrit:
Si je fais 400m à cloche-pied, c'est pas pareil que de faire 400m à vélo. Dans le premier cas, même si j'avance, j'aurai l'impression de ne pas avancer.
Si je fais 400m sur une fesse, c'est pas pareil que de faire 400m sur une main. Si je fais 400m sur une main, c'est pas pareil que de faire 400m en roulant sur soi. Si je fais 400m en roulant sur moi, c'est pas pareil que de faire 400m à cloche-pied. Si je fais 400m à cloche-pied, c'est pas pareil que de faire 400m en trottinette. Si je fais 400m en trottinette, c'est pas pareil que de faire 400m en roller. Si je fais 400m en roller, c'est pas pareil que de faire 400m à vélo. Si je fais 400m à vélo, c'est pas pareil que de faire 400m en moto. Si je fais 400m en moto, c'est pas pareil que de faire 400m en voiture. Etc...
Conclusion : tu tireras plus de choses bénéfiques d'avoir fait 400m sur une main que 400m en voiture.
Absurdité de ton propos ? Démontrée. Ne cherche pas, je te dis Razz.

Je vois pas ce qu'il y a d'absurde dans mes propos. Dans tous les cas, la vitesse de déplacement est différente, et avancer trop lentement, je m'ennuie.

Dans certains bouquins j'ai l'impression de ne pas avancer et ça m'ennuie. Suffit de voir les livres de Tolkien : un chapitre entier sur l'herbe à fumer des Hobbits, ça m'intéresse pas, personnellement. Je trouve que ça avance pas, c'est mou, je m'ennuie.
Je ne dis pas que ce n'est pas intéressant, je dis que cela ne m'intéresse pas, nuance.

Et oui, je cherche, je baisse pas les bras si facilement, surtout quand ta démo est peut-être cohérente, mais aboutit à un final qui ne l'est pas ! Razz

Arthur a écrit:
Rantanplan a écrit:
Ca vient d'un prof, pas de moi !
Ah, donc quand ça t'arrange il faut citer les profs ? ^^

J'ai déjà dit de ne pas citer de prof ? O.O

Y a des préjugés dans la culture populaire qui sont faux ("on utilise 10% de notre cerveau", "nan moi je rêve pas"), d'autres qui sont vrais. C'est triste à dire mais c'est le cas pour les clichés sur les filières au lycée.

Arthur a écrit:
Sinon, tu ne prends pas l'effet inverse : les """scientifiques""" qui ne savent pas écrire.

Normal, on ne les publie pas ou ils font appel à des nègres Razz

Mais sinon, bien sûr qu'il y en a, tout comme il y a des littéraires incapables de faire une addition. Mais je vois pas où est la pertinence de ces exemples...?

Arthur a écrit:
Je suis content de voir que Maléfique rappelle qu'en effet, en Belgique, cette distinction est moins marquée.

Bah ils ont bien de la chance, parce que, bien que sortant de S, je ne suis pas trop fan de cette "supériorité" de cette filière.
Je préfèrerais avoir une société plus diversifiée, où les élèves font leur choix par rapport à leurs points forts et leurs centres d'intérêt, plutôt que "ah mais ça m'ouvrira davantage de portes".

Parce que bon, j'ai vu plus d'une fois des élèves ramer en cours, galérer en maths, ou qui redoublent, et le prof qui lui demande :
- Pourquoi être venu en S ?
- Je voulais aller en ES/L mais mes parents ne voulaient pas, et les profs pensaient que j'avais le niveau en Seconde.

Et v'là, un an de perdu, la confiance en soi qui s'effrite pour l'élève, et de l'argent perdu pour l'Etat. (Un élève qui redouble, ça coute pour un an à l'Etat :
- 14.000 € en primaire.
- 17.000 € au collège.
- 20.000 € au lycée.)

Par an et par élève. Autant dire que la facture explose vite.

Donc on se retrouve à débourser du fric pour des élèves qui ont mal choisi leur filière à cause de la pression parentale ou de la société (Bah oui, plus de portes en S qu'en L), tandis que des élèves qui auraient besoin d'un redoublement se retrouvent à passer dans le niveau supérieur par manque de moyens, et sont ainsi complètement largués.

(Et oui, en L, à moins de savoir que tu veux bosser dans le domaine littéraire, ça t'ouvre rien comme portes).

Bref, c'était mon instant coup de gueule sur l'éducation Razz






Maléfique a écrit:

Rantanplan a écrit:
Je n'accroche pas au style de dessin, et je trouve que ça part trop dans tous les sens.
D'accord, c'est compréhensible.

Y a certains mangas où c'est pareil, je trouve ça trop brouillon donc je ne les lis pas !

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
Je parle dans le domaine littéraire, j'ai beaucoup moins de connaissances que la majorité des gens ici, c'est indéniable.
A part Arthur, je ne vois pas Razz

Suffit de voir le contenu des lectures. De plus, je suis le seul à m'être fait chier sur la majorité des œuvres.

(Après, j'ai remarqué également que je suis l'un des seuls à ne pas être très littéraire sur le forum, du moins parmi ceux qui postent régulièrement).

Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
J'écrivais, plus jeune...
Pareil.
J'avais même écrit une nouvelle d'anticipation à la 1984.

Ah !

Pour ma part, c'était quelques poèmes, et mon bouquin, plutôt orienté fantastique... Basé dans le monde réel, je donnais une version différente de la religion à travers l'Histoire, et je mélangeais au passage plusieurs mythologies et personnages emblématiques (Merlin, Nostradamus et j'en passe).



Mog a écrit:
Maléfique a écrit:
Rantanplan a écrit:
J'écrivais, plus jeune...
Pareil.
J'avais même écrit une nouvelle d'anticipation à la 1984.
J'écris depuis que j'ai 14 ans ; j'ai passé plusieurs années à chercher mon style ^^ J'ai quelques poèmes au compteur, mais surtout un roman, un second à retravailler et un troisième à finir. (Plus quelques nouvelles qui se sont perdues lors d'un décès de disque dur.)
Malheureusement, j'ai perdu le temps, la motivation et la foi : je suis un écrivain raté ^^

Pourquoi "raté" ?

On écrit pour soi, à la base, on a des périodes où on a plus ou moins envie d'écrire, cy tout o:
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Arthur
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Message(#) Sujet: Re: La littérature, entre humilité et mépris ? La littérature, entre humilité et mépris ? - Page 2 EmptyLun 25 Mar 2013 - 15:10

Rantanplan a écrit:
j'ai l'impression de pas avoir apprécié pour des raisons à la con
Volthor

Bon, outre que Candide porte en lui, du fait de son nom, sa naïveté, il grandit au fur et à mesure du conte ("ça avance" ^^). Ce sont des dénonciations encore actuelles aujourd'hui, la liberté, la tolérance, la justice, "ça parle" je pense. Candide découvre que tout n'est que sang, ruines et barbarie (Pangloss est défiguré par la vérole, Cunégonde est détruite par les outrages du temps et des hommes).
De fait, moi ce que je reprocherais au conte, c'est son côté didactique : tout "coule de source", d'où le fait qu'on l'étudie en long et en large en S le plus souvent. On a l'impression qu'il n'y a guère de liberté à la subtilté, que Voltaire poursuit sa démonstration jusqu'au bout. Pourtant, il y a paradoxalement à la fois une grande incision ("tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles" ! c'est génial), que j'aime beaucoup, dans le livre et une grande douceur avec la fin par exemple. Et puis pour Voltaire "toute doctrine est inutile et fausse". Plusieurs lectures sont alors possibles : aborder Candide comme un simple conte détourné (cela me fait penser au dernier film de Jaoui, Au bout du conte), ou bien comme un manifeste contre toute forme de dogmatisme (religieux, etc), tout esprit de système.

Rantanplan a écrit:
Comme n'importe quel philosophe, vu que 1 + 1 = 2, ce sont des maths, et que les maths font partie des sciences exactes.
Ce qui n'est pas le cas de la philosophie.

Donc Voltaire n'est pas scientifique au sens des sciences exactes.
Revois ce qu'est être philosophe (au XVIIIème siècle, mais pas seulement), et quitte ton esprit estriqué de petit lycéen qui est passé par la filière S ^^

Rantanplan a écrit:
Je vois pas ce qu'il y a d'absurde dans mes propos. Dans tous les cas, la vitesse de déplacement est différente, et avancer trop lentement, je m'ennuie.
Ce que je veux dire, c'est que tu ne tires aucune satisfaction et/ou enseignement à avoir fait 400m en voiture, alors que sur une main si.
Tu obéis à une logique de l'instantané et de l'immédiateté, et passe alors à côté de beaucoup de choses, c'est pas trop triste Razz ?

Rantanplan a écrit:
C'est triste à dire mais c'est le cas pour les clichés sur les filières au lycée.
Rantanplan a écrit:
Mais je vois pas où est la pertinence de ces exemples...?
Que je n'aime pas les clichés, sauf quand c'est pour rire, c'est bien drôle (surtout quand ils concernent les individus). Dès que ça tire vers une vérité à ambition universelle, je m'éclipse. Évidemment qu'un cliché prend racine sur un fond plus ou moins véridique, mais cela reste des guéguerres sympa. Moi ce que j'adore, ce sont les clichés qui se présentent comme tels et sont à l'opposé dudit cliché : c'est la meilleure forme de démystification.

Rantanplan a écrit:
Bah ils ont bien de la chance, parce que, bien que sortant de S, je ne suis pas trop fan de cette "supériorité" de cette filière.
Je préfèrerais avoir une société plus diversifiée, où les élèves font leur choix par rapport à leurs points forts et leurs centres d'intérêt, plutôt que "ah mais ça m'ouvrira davantage de portes".
Aux Etats-Unis, si tu te présentes avec un master de Lettres à une entreprise, tu peux être embauché dans la foulée. La France gagnerait à faire moins de distinction entre les filières (privilégier le système d'options par exemple), mais cela commence à revenir (plus dans les études supérieures).

[quote=Rantanplan"](Après, j'ai remarqué également que je suis l'un des seuls à ne pas être très littéraire sur le forum, du moins parmi ceux qui postent régulièrement).[/quote]
Encore des cases Wink !
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